Ce petit soleil matinal est parfait pour aller se promener dans votre serre. Sa structure en fer forgé, alliant volutes légères et lignes droites lui confère un charme certain, nimbée des dernières brumes de l’aube.
Le pas lent, vous tenez à la main la petite clé ouvragée qui donnera accès à votre paradis secret.
Un vieil ami botaniste vous avait un jour confié que l’on reconnaissait la personnalité d’un jardinier aux variétés de plantes qu’il choyait. Attrapant votre arrosoir, vous faites le tour de vos protégées.
Vous regardez d’un air attendri les jeunes pousses de népenthès. Leur forme tendancieuse n’est pas pour vous déplaire. Affectueusement, vous nourrissez vos dionées avec quelques mouches encore vivantes. Plus loin, un coup d’oeil sur vos digitales et daturas vous indiquent un début de déshydratation.
Seule la cigüe semble ne manquer de rien. Il ne faudrait pas rater un empoisonnement par défaut de matière première… Soulagé, vous quittez les lieux, rasséréné par tant de quiétude. La nature est si bien faite !



